Les époques

Les premiers pas du cinématographe (1895-1902)
Naissance d'Hollywood (1910-1930)
L'expressionnisme allemand (1913 -1933)
Le cinéma soviétique des années 20
Le surréalisme
Les débuts du parlant (1927-1930)
L'âge d'or hollywoodien (1930-1945)
Le cinéma français de 1930 à 1945
Le néoréalisme italien (1942-1955) et ses descendants
Le cinéma dit de « qualité française »
Le cinéma anglais d'après-guerre (1945.1965)
Hollywood dans les années 50 et 60
La Nouvelle Vague (1959.1968)
Le nouveau cinéma des pays de l'Est (1955-1970)
L'école japonaise d'après-guerre (1955-1980)
Les indépendants américains
L'animation
La Movida
La seconde vie d'Hollywood (1972 - aujourd'hui)
L'école de Hong Kong (1990-2001)
Le cinéma européen contemporain (1990 - aujourd'hui)

Les premiers pas du cinématographe (1895-1902)


C'est en 1895 qu'un peu partout dans le monde apparaissent les premières projections publiques de cinéma. Quelques mois auparavant, les frères Lumière venaient juste d'inventer la première caméra réversible (servant aussi bien à la prise de vue qu'à la projection). Le succès est immédiat. Pourtant, dès 1897 le cinématographe connaît sa première crise, il devient alors un spectacle forain. L'arrivée de deux hommes d'affaires, Charles Pathé et Léon Gaumont, lui donne un nouveau souffle alors qu'un illusionniste, roi du trucage, Georges Méliès, lui offre ses premières lettres de noblesse.

La Sortie des usines Lumière des frères Lumière (1895)
L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat des frères Lumière (1895)
L'Arroseur arrosé des frères Lumière (1895)
L'Homme orchestre* de Georges Méliès (1900)
L'Homme à la tête de caoutchouc* de Georges Méliès (1901)
Le Voyage dans la lune* de Georges Méliès (1902)


Retour

Naissance d'Hollywood (1910-1930)

C'est en 1910 que les premières compagnies de production émigrent sur la côte Ouest des Etats-Unis. Les conditions de tournage y sont idéales et les paysages multiples. Très vite, cette nouvelle industrie devient florissante et intéresse les banquiers de Wall Street. Au milieu des années 1910, les super-productions, les comédies déjantées et les westerns devien­nent monnaie courante à Hollywood.

Le coût des films ne cesse d'augmenter alors que les stars (Mary Pickford, Douglas Fairbanks, Charles Chaplin) deviennent le gage du succès. Un à un, les studios voient le jour (Universal, MGM, Paramount). Au début des années 20 (suite à l'échec d'Intolérance et à la crise économique), les réalisateurs perdent peu à peu le contrôle de leurs films au profit des producteurs.

Forfaiture de Cecil B. de Mille (1915)
Naissance d'une nation* de D.W. Griffith (1915)
Le Vagabond de Charles Chaplin (1915)
Charlot fait une cure de Charles Chaplin (1916)
Intolérance* de D.W. Griffith (1916)
L'Emigrant* de Charles Chaplin (1917)
Une vie de chien de Charles Chaplin (1918)
Le Lys Brisé de D.W. Griffith (1919)
Bungalow Troubles de Mack Sennett (1920)
The Kid* de Charles Chaplin (1921)
Robin des bois d'Alan Dwan (1922)
Les Rapaces d'Erich Von Stroheim (1923)
L'Opinion publique de Charles Chaplin (1923)
Le Cheval d'acier de John Ford (1924)
Le Voleur de Bagdad de Raoul Walsh et Douglas Fairbanks (1924)
SherlockJunior de Buster Keaton (1924)
La Croisière du navigator* de Buster Keaton (1924)
La Ruée vers l'or* de Charles Chaplin (1925)
L'Eventail de Lady Wintermere d'Ernst Lubitsch (1925)
La Foule de King Vidor (1928)
Le Vent de Victor Sjôstrôm (1928)
L'Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau (1927)

Retour

L'expressionnisme allemand (1913 -1933)

La recherche esthétique est une thématique qui apparaît dans la production allemande entre 1913 (L'Etudiant de Prague de Stellan Rye) et 1933 (Le Testament du Docteur Mabuse de Fritz Lang). Elle est caractérisée par l'utilisation de décors hyper stylisés, irréalistes, d'éclairages accusant des contrastes entre les zones d'ombre et de lumière, ainsi que par l'intervention de personnages étranges et inquiétants.

L'Etudiant de Prague de Stellan Rye (1913)
Le Golem de Paul Wegener (1920)
Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene (1920)
Les Trois lumières de Fritz Lang (1921)
Le Montreur d'ombres de Robison (1923)
Le Cabinet des figures de cires de Paul Leni (1924)
Le Testament du Dr Mabuse de Fritz Lang (1933)

Retour

Le cinéma soviétique des années 1920


Suite à la révolution de 1917, les enjeux du cinéma soviétique ne sont pas d'ordre économique comme aux Etats-Unis, mais idéologique. Les films de jeunes réalisateurs tels que Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, Vsevolod Poudovkine, Tziga Vertov ou Aleksander Dovjenko cherchent à éveiller les consciences. Ils sont caractérisés par un cadrage souvent très sophistiqué, le montage est roi et donne un sens particulier aux images.

La Grève de S. M. Eisenstein (1924)
Le Cuirassé Potemkine* de S. M. Eisenstein (1925)
La Mère de Vsevdod Poudovkine (1926)
La Ligne générale de S. M. Eisenstein (1929)
L'Homme à la caméra de Tziga Vertov (1929)
La Terre d'Aleksander Dovjenko (1930)

Retour

Le surréalisme

André Breton définissait ainsi le surréalisme : « Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ». Ce mouvement littéraire n'a été que très peu représenté au cinéma.

Un chien andalou* de Luis Buñuel (1928)
L'Age d'or de Luis Buñuel (1930)

Retour

Les débuts du parlant

En 1927, le cinéma devient sonore, le coût des films augmente, leur rentabilité devient de plus en plus importante. Un temps d'adaptation sera nécessaire pour que le langage des images soit à la hauteur de l'inventivité et de la puissance d'expression à laquelle le langage cinématographique était arrivé dans les dernières années du muet.

Au début des années 30, certains cinéastes comme Charles Chaplin refuseront néanmoins d'utiliser le son.

Le Chanteur de jazz d'Alan Jolson (1927)
Sous les toits de Paris de René Clair (1930)

Retour

L'âge d'or hollywoodien (1930-1945)

Avec l'arrivée du son, Hollywood s'installe dans un classicisme dont le but est de créer «l'illusion d'un univers cohérent et homogène» de façon à ce que le spectateur puisse s'identifier aux personnages et à l'action qui se déroule sous ses yeux. La couleur fait peu à peu son apparition alors que le «film noir» garde le noir et blanc comme caractéristique principale. Certains genres comme le western ou la comédie s'imposent définitivement au regard des spectateurs.

L'âge d'or hollywoodien correspond à l'âge d'or des studios, une période faste pour le cinéma américain tant d'un point de vue esthétique que commercial.

Breaks de Tod Browning (1931)
Agent X27* de J. von Sternberg (1931)
Tabou de Robert Flaherty et Murnau (1931)
Scarface d'Howard Hawks (1932)
Les Chasses du Comte Zaroff* d'E. Schoedsack et M. Cooper (1932)
Sérénade à trois d'Ernst Lubitsch (1933)
King Kong d'E. Schoedsack et M. Cooper (1933)
Grande dame d'un jour de Frank Capra (1933)
La Soupe aux canards* de Leo Mc Carey (1933)
L'Impératrice rouge* de J. Von Sternberg (1934)
New-York Miami de Frank Capra (1934)
Le Mouchard de John Ford (1935)
Les Temps modernes* de Charlie Chaplin (1936)
Blanche-Neige et les sept nains* de Watt Disney (1937)
Cette sacrée vérité de Leo Mc Carey (1937)
L'Impossible Monsieur Bébé d'Howard Hawks (1938)
Vacances de George Cukor (1938)
Ninotchka d'Ernst Lubitsch (1939)
Autant en emporte le vent de Victor Fleming (1939)
Mr Smith au Sénat* de Frank Capra (1939)
La Chevauchée fantastique de John Ford (1939)
Le Dictateur* de Charlie Chaplin (1940)
Indiscrétions de Georges Cukor (1940)
Citizen Kane* d'Orson Welles (1940)
Le Faucon maltais* de John Huston (1941)
To Be or Not to Be* d'Ernst Lubitsch (1942)
La Féline* de Jacques Tourneur (1942)
La Splendeur des Amberson d'Orson Welles (1942)
Casablanca* de Michael Curtiz (1943)

Retour

Le cinéma français de 1930 à 1945

Suite à la crise économique, les empires que sont Pathé et Gaumont s'effondrent. Le cinéma français voit alors l'émergence de nouveaux réalisateurs (Renoir, Duvivier, Carné, Grémillon) et d'acteurs qui ne tarderont pas à s'imposer (Gabin, Simon, Fernandel, Arletty). La victoire du Front populaire en 1936 inspire la création d'oeuvres sociales (La Belle équipe), tandis que l'approche de la guerre engendre des films plus pessimistes (La Règle du jeu).

Le cinéma de genre devient l'un des plus populaire et l'arrivée du duo Carné-Prévert donnera naissance au réalisme poétique. Lorsque la guerre éclate, certains réalisateurs partent aux Etats-Unis, d'autres tournent dans les studios de la Victorine (à Nice, en zone libre); certains, enfin, continuent de tourner en zone occupée (avec la Continentale, une maison de production allemande pour laquelle travaille notamment Henri-Georges Clouzot). Leurs films obtiennent un franc succès auprès du public, dû en partie au fait que la production américaine de l'époque était interdite par l'occupant.

Le Million de René Clair (1931)
La Chienne de Jean Renoir (1931)
Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir (1932)
Zéro de conduite* de Jean Vigo (1932)
L'Atalante* de Jean Vigo (1934)
Le Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir (1935)
La Kermesse héroïque de Jacques Feyder (1935)
Une partie de campagne de Jean Renoir (1936)
Le Roman d'un tricheur de Sacha Guitry (1936)
La Belle équipe de Julien Duvivier (1936)
Pépé le Moko de Julien Duvivier (1937)
La Grande Illusion de Jean Renoir (1937)
Drôle de drame* de Marcel Carné (1937)
Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938)
Quai des brumes de Marcel Carné (1938)
La Bête humaine de Jean Renoir (1938)
La femme du boulanger de Marcel Pagnol (1938)
La Règle du jeu de Jean Renoir (1939)
Le jour se lève* de Marcel Carné (1939)
Remorques de Jean Grémillon (1939-1941)
Le Corbeau* d'Henri-Georges Clouzot (1943)
Les Enfants du Paradis de Marcel Carné (1945)

Retour

Le néoréalisme italien (1942-1955)

Né en Italie en 1946, le néoréalisme est un mouvement cinématographique créé par Roberto Rossellini pour tenter de montrer, sans artifices ni effets spectaculaires, la dure réalité de l'Italie d'après-guerre : misère, pauvreté, chômage.

Ossessione de Luchino Visconti (1942)
Rome ville ouverte* de Roberto Rossellini (1945)
Paisa*de Roberto Rossellini (1946)
La Terre tremble de Luchino Visconti (1948)
Allemagne année zéro* de Roberto Rossellini (1948)
Le Voleur de bicyclette* de Vittorio De Sica (1948)
Miracle à Milan de Vottorio De Sica (1951)
Europe 51 de Roberto Rossellini (1952)
Umberto D de Vittorio De Sica (1952)
I Vitelloni* de Federico Fellini (1953)
Voyage en Italie de Roberto Rossellini (1954)
La Strada* de Federico Fellini (1954)
Il Bidone* de Federico Fellini (1955)

Retour

Le cinéma dit de « qualité française »

C'est en 1957 dans la revue Arts que François Truffaut créera le terme «qualité française» afin de désigner péjorativement le cinéma français dominant de l'époque. Il convient aujourd'hui de rendre hommage à un cinéma dont les règles ont été fondées dans les années 30 et qui repose sur trois axes : les scénaristes-dialoguistes (Aurenche, Bost, Audiard), le studio où travaillent des techniciens, des chefs-opérateurs ou des décorateurs de talent et les acteurs, confirmés et populaires (Gabin, Gérard Philipe, Fernandel, Bourvil...). Un auteur tel que Bertrand Tavernier invite aujourd'hui à redécouvrir ce type de films, sans toutefois s'en réclamer.

Le Diable au corps de Claude Autant-Lara (1946)
L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara (1951)
Fanfan la tulipe de Christian-Jaque (1951)
Le Mouton à cinq pattes d'Henri Verneuil (1954)
La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956)
Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy (1956)
Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois (1958)
La Vache et le prisonnier d'Henri Verneuil (1959)
Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil (1962)
Un singe en hiver* d'Henri Verneuil (1963)

Retour

Le cinéma anglais d'après-guerre (1945 - 1965)

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne va produire une série de très grands films et quelques chefs-d'œuvre capables de rivaliser avec les superproductions américaines, et ceci dans des genres très différents : films policiers, fantastiques, d'aventure, drames psychologiques et sentimentaux, adaptations littéraires et théâtrales. Ce fut son chant du cygne, avant que ne renaisse un cinéma engagé dans les années '80 autour d'un cinéaste tel que Ken Loach.

Henri V de Laurence Olivier (1944)
Brève rencontre de David Lean (1945)
Le Narcisse noir* de Michael Powell et Emeric Pressburger ( 1947)
Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger (1948)
Oliver Twist* de David Lean (1948)
Hamlet de Laurence Olivier (1948)
Le Troisième homme* de Carol Reed (1949)
Tueurs de dames d'Alexander Mackendrick (1955)
Le Pont de la rivière Kwai de David Lean (1957)
Le Chien des Baskerville de Terence Fisher (1959)
Le Voyeur* de Michael Powell (1960)
Lawrence d'Arabie* de David Lean (1962)

Retour

Hollywood dans les années 50 et 60

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Hollywood réalise des profits sans précédents qui seront freinés par différentes crises à la fin des années 40 (loi antitrust de mai 1948 purges anticommunistes du maccarthisme qui briseront la carrière de plus de 300 réalisateurs, acteurs et scénaristes et aussi l'arrivée de la télévision en 1949). Afin d'enrayer la crise, les studios partent tourner à l'étranger (Angleterre, France, Italie) et mettent fin au système des contrats à longue durée. Des producteurs indépendants comme Sam Spiegel ainsi que de nombreux auteurs s'affirment (Wilder, Mankiewicz, Huston, Fuller, Peckinpah) alors que la vieille garde reste vaillante (Ford, Walsh, Hawks, Lang). Cependant, le déclin annoncé ne pourra être enrayé avant le milieu des années 70.

L'Enfer est à lui de Raoul Walsh (1949)
Quand la ville dort de John Huston (1950)
Boulevard du crépuscule* de Billy Wilder (1950)
Un Américain à Paris de Vincente Minnelli (1951)
Un tramway nommé désir d’ 'Elia Kazan (1951)
Les Ensorcelés de Vincente Minnelli (1952)
Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Syanley Donen (1952)
Fenêtre sur cour* d'Alfred Hitchcock (1954)
La Comtesse aux pieds nus de J.-L. Mankiewicz (1954)
Sur les quais* d'Elia Kazan (1954)
Johnny Guitare de Nicholas Ray (1954)
Les Contrebandiers de Moonfleet* de Fritz Lang (1955)
La Nuit du chasseur de Charles Laughton (1955)
Je suis un aventurier d'Anthony Mann (1955)
Sept ans de réflexion de Billy Wilder (1955)
L'Incroyable vérité de Fritz Lang (1956)
La Prisonnière du désert* de John Ford (1956)
L'Homme qui rétrécit de Jack Arnold (1957)
Les Sentiers de la gloire* de Stanley Kubrick (1957)
L'Homme de l'Ouest d'Anthony Mann (1958)
Sueurs froides* d'Alfred Hitchcock (1958)
Certains l'aiment chaud de Billy Wilder (1959)
Autopsie d'un meurtre d'Otto Preminger (1959)
La Mort aux trousses* d'Alfred Hitchcock (1959)
Ben-Hur* de William Wyler (1959)
Rio Bravo* d'Howard Hawks (1959)
Le Gaucher d'Arthur Penn (1959)
Psychose* d'Alfred Hitchcock (1960)
West Side Story* de Robert Wise (1961)
L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford (1961)
Diamants sur canapé de Blake Edwards (1961)
Les Désaxés de John Huston (1961)
Coups de feu dans la Sierra de Sam Peckinpah (1962)
Hatari d'Howard Hawks (1962)
Les Oiseaux* d'Alfred Hitchcock (1963)
Cléopâtre de J. L. Mankiewicz (1963)
Docteur Folamour* de Stanley Kubrick (1964)
La Chute de l'empire romain d'Anthony Mann (1964)
La Nuit de l'iguane* de John Huston (1964)
Embrasse-moi idiot ! de Billy Wilder (1964)
Les 12 salopards de Robert Aldrich (1967)
La Horde sauvage de Sam Peckinpah (1969)

Retour

La Nouvelle Vague (1959 - 1968)

Un groupement de jeunes réalisateurs formé à la fin des années 50 (Godard, Truffaut, Rivette, Rohmer, Chabrol), tous anciens membres des Cahiers du cinéma, fortement influencés par le critique André Bazin, décide de créer un cinéma contre l'ancienne école jusqu'alors dominante (Autant-Lara, Delannoy). La création de cette « nouvelle vague » cinématographique coïncide avec les innovations techniques de l'époque (mise au point de caméras légères, apparition sur le marché de pellicules plus sensibles permettant de tourner sans un énorme apport de lumière artificielle). Le cinéma se libère alors (plus ou moins) des contraintes techniques et financières.

Le Beau Serge de Claude Chabrol (1958)
Hiroshima mon amour d'Alain Resnais (1958)
Le Signe du lion d'Eric Rohmer (1959)
Les Cousins de Claude Chabrol (1959)
Les 400 coups* de François Truffaut (1959)
A bout de souffle* de Jean-Luc Godard (1959)
Tirez sur le pianiste* de François Truffaut (1960)
Paris nous appartient de Jacques Rivette (1960)
Une femme est une femme de Jean-Luc Godard (1961)
Jules et Jim* de François Truffaut (1961)
L'Année dernière à Marienbad* d'Alain Resnais (1961)
Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (1962)
Cléo de cinq à sept d'Agnès Varda (1962)
La Baie des anges de Jacques Demy (1963)
Les Parapluies de Cherbourg* de Jacques Demy (1964)
Masculin-féminin* de Jean-Luc Godard (1966)

Retour

Le nouveau cinéma des pays de l'Est (1955-1970)

Dès la fin des années 50, le cinéma des pays de l'Est semble se réveiller. De jeunes réalisateurs proposent un nouveau mode de narration, libre et moderne. En Pologne, en Hongrie et en Tchécoslovaquie, les recherches esthétiques se multiplient. Le contenu des films devient critique, tant d'un point de vue politique que social.

Kanal d'Andreï d'Andreï Wajda (1957)
Cendres et diamant d'Andreï Wajda (1958)
La plaisanterie* de Milos Forman (1968)
Les Amours d'une blonde de Milos Forman (1965)
Les Sans-espoirs de Miklos Jancso (1966)
Andréi Roublev d'Andreï Tarkovski (1966)
Rouges et blancs de Miklos Jancso (1967)
Train de nuit* de Jerzy Skolimowski (1959)
Au feu, les pompiers! de Milos Forman (1967)
La Structure de cristal de Krzystof Zanussi (1969)

Retour

L'école japonaise d'après-guerre (1955-1980)

Dès la fin des années 50, le cinéma japonais renaît de ses cenrdres avec des réalisateurs fortement marqués par les récits traditionnels nippons et formés à l'école du cinéma occidental.

La légende du grand judo d'Akira Kurozawa (1943)
Le château de l'araignée d'Akira Kurozawa (1959)
Le voyage à Tokyo d'Ozu (1953)
Contes de la lune vague après la pluie* de Mizoguchi (1953)
La balade de Narayama* de Shohei Imamura (1982)

Retour

Les indépendants américains

On désigne par le terme « indépendants », les producteurs, réalisateurs et acteurs qui travaillent en dehors des normes hollywoodiennes. Dès 1919, avec la création des « Artistes Associés », Charles Chaplin, Griffith, l'actrice Mary Pickford montrent le désir d'affirmer un cinéma libre de toute convention. Dans les années 60, des auteurs aussi différents que John Cassavetes, Jonas Mékas ou le producteur Roger Corman réitèrent cette envie de pratiquer un cinéma à la fois personnel, expérimental, connu d'un public marginal.

Shadows de John Cassavetes (1959)
La Chute de la maison Usher de Roger Corman (1960)
Fusils des arbres de Jonas Mékas (1961)
The Connection de Shirley Clark (1962)
Faces de John Cassavetes (1968)
Une femme sous influence de John Cassavetes (1975)
Trois fois perdu de Jonas Mékas (1976)
Opening Night de John Cassavetes (1978)
Love Streams de John Cassavetes (1984)
Stranger than Paradise de Jim Jarmush (1984)
Down by Law* de Jim Jarmush (1986)
The Indian Runner* de Sean Penn (1991)
Crossing Guard de Sean Penn (1995)
The Pledge de Sean Penn (2001)

Retour

Le cinéma d'animation

Technique consistant à filmer image par image des dessins, des objets, etc., que leur projection à 24 images/seconde fera paraître animés. Quelques productions européennes (notamment tchéque ou française) de nombreuses productions hollywoodiennes (studios Disney) et une forte croissance des studios Ghibli et des productions nipponnes, sont les principaux taits de l'évolution du cinéma d'animation dans les cinquante dernières années.

Ce secteur du cinéma a subi une véritable révolution dans les années 80-90 avec la numérisation des supports et l'apparition d'outils tels que Flash de Macromédia.

Gerty le petit dinosaure de Windsor Mc Kay (1909)
Steamboat Wiflie (Mickey) de Watt Disney (1928)
Le Petit chaperon rouge de Garri Sardine (1937)
La Planète sauvage de René Laloux (1968-1973)
Le Roi et l'oiseau* de Paul Grimault (1980)
Alice de Jan Svankmajer (1988)
Wallace et Gromit* (Grand Day Out) de Nick Park (1990)
Akira de Katsuhiro Otomo et Izo Hashimoto (1990)
L'Étrange Noël de Monsieur jack de Tim Burton et Henry Selick (1994)
ToyStory* de John Lasseter (1996)
Le Tombeau des lucioles d'Isao Takahata (1997)
Princesse Mononoke* d'Hayao Miyazaki (1999)
Le Château des singes de Jean-François Laguionie (1999)

Retour

La Movida

Mouvement cinématographique espagnol né à la mort de Franco, mettant en scène les anciens tabous de l'Espagne franquiste : homosexualité, perversions sexuelles... Les réalisateurs phares de cette mouvance (« movida » en espagnol) sont Pedro Almodovar, Manuel Gutiérrez Aragon et Victor Erice

L'Esprit de la ruche de Victor Erice (1972)
Le Coeur de la forêt de Manuel Gutiérrez (1978)
Démons dans le jardin de Manuel Gutiérrez (1982)
Le Labyrinthe des passions de Pedro Almodovar (1982)
Matador de Pedro Almodovar (1986)
Femmes au bord de la crise de nerfs* de Pedro Almodovar (1987)
L'Autre moitié du ciel de Manuel Gutiérrez (1987)
Talons aiguilles* de Pedro Almodovar (1991)
Le Songe de la lumière de Victor Erice (1992)
Tout sur ma mère* de Pedro Almodovar (1999)

Retour

La seconde vie d'Hollywood (1972 - aujourd'hui)

Dans les années 60, l'industrie cinématographique hollywoodienne a montré sa fragilité. Face à la concurrence de la télévision, la fréquentation des salles a considérablement baissé et certains studios se sont retrouvés au bord de la faillite.

Au début des années 70, de jeunes réalisateurs (Lucas, Spielberg) redorent le blason de la vieille industrie en proposant au public un cinéma basé en grande partie sur les effets spéciaux, le divertissement, l'action, le suspens et les bons sentiments. Hollywood reprend alors confiance et se lance à nouveau dans une stratégie de marketing mondial. De nouveaux producteurs émergent (ils n'ont malheureusement pas le sens artistique et créatif d'un David Selznick ou d'un Irving Thalberg). De jeunes réalisateurs (Coppola, Scorsese, De Palma, Cameron, Landis), dont la plupart ont été formés à l'école (indépendante !) de Roger Corman, s'imposent et offrent de temps à autre des oeuvres à la fois personnelles, ambitieuses et créatives.

The Conversation de Francis Ford Coppola (1974)
Les Dents de la mer* de Steven Spielberg (1975)
Taxi Driver* de Martin Scorsese (1976)
Carrie de Brian de Palma (1976)
Star Wars de George Lucas (1977)
Rencontres du troisième type* de Steven Spielberg (1977)
Apocalypse Now* de Francis Ford Coppola (1979)
L'Empire contre-attaque d'Irvin Kershner (1980)
Casino* de Martin Scorsese (1981)
Les Aventuriers de l'Arche perdue de Steven Spielberg (1981)
Blow Out* de Brian de Palma (1981)
Gremlins* de Joe Dante (1984)
After Hours de Martin Scorsese (1986)
Abyss de James Cameron (1989)
Le Silence des agneaux* de Jonathan Demme (1990)
Le Parrain I, ll et III de Francis Ford Coppola (1972, 1975, 1990)
Terminator* de James Cameron (1991)
L'Impasse de Brian de Palma (1993)
Snake Eyes de Brian de Palma (1997)
Titanic de James Cameron (1997)
A tombeau ouvert de Martin Scorsese (1999)

Retour

L'école de Hong Kong (1990-2001)

C'est sous le parrainage du réalisateur-producteur Tsui Hark qu'une vague de jeunes réalisateurs fait ses premières armes à la fin des années 80. Parmi eux, John Woo, Samo Hung, Ringo Lam. Influencés par certains réalisateurs américains (Peckinpah, Ford) ou français (Melville), le cinéma de Hong Kong se forge sa propre identité au rythme d'une narration nouvelle, rapide et spectaculaire, basée sur la chorégraphie, l'ellipse, une utilisation « survitaminée » du montage et l'utilisation systématique (et parfois naïve) de la métaphore. Parallèlement à cette école, un autre jeune réalisateur, Wong Kar Waï, poursuit son chemin à travers un cinéma libre, virtuose, plein de tact et d'élégance, parfois inspiré des films de Jean-Luc Godard ou de Rossellini: le spectateur peut légitimement faire un paralèlle entre L'Avventura et In the mood for love..

The Killer de John Woo (1989)
Une balle dans la tête de John Woo (1990)
Il était une fois en Chine l et II de Tsui Hark (1990, 1992)
A toute épreuve de John Woo (1992)
City on fire de Ringo Lam (1992)
Nos années sauvages de Wong Kar Waï (1993)
Chungking Express* de Wong Kar Waï (1994)
Le Festin chinois de Tsui Hark (1994)
The Blade de Tsui Hark (1996)
Les Anges déchus de Wong Kar Waï (1996)
ln the Mood for Love* de Wong Kar Waï (2000)
Time and Tide de Tsui Hark (2000)
The Legend of Zu de Tsui Hark (2001)

Retour

Le cinéma européen contemporain (1990-aujourd'hui)

Les caractéristiques nationales tendent à se gommer et les différentes écoles nationales à se fédérer en une touche européenne, même si certains cinémas (notamment anglais, français ou espagnol sont mieux portants que d'autres (italien, notamment, où ne survit plus que Nanni Moretti et quelques autres).

 

Retour

 

Les Palmes d'Or à Cannes depuis la création du festival

La Palme d'or cannoise fait son apparition en 1955. Jusqu'alors, le jury du festival décernait un Grand prix. La première palme est décerné en 1955 à Delbert Mann, pour son film Marty. Le festival revient temporairement à la formule du Grand Prix international de 1964 à 1974, avant d'adopter définitivement la palme en 1975.

Seuls cinq réalisateurs ont obtenu deux fois la palme d'or: Emir Kusturica (1985 et 1995), les frères Dardenne (1999, 2005) et Francis Ford Coppola (1974, 1979), Bille August (1988, 1992) et Shohei Imamura (1983, 1997). 

Le palmarès complet depuis 1946 (les * indiquent les films dont j'ai un exemplaire):