Lumière en mouvement

Les lumières en mouvement peuvent apparaître de différentes façons dans un film. Il peut s'agir, comme dans Metropolis, de l'héroïne innocente poursuivie par un scientifique tenant une lampe à huile ou de l'ampoule nue qui se balance dans le Corbeau d'H-G Clouzot (extrait ci dessous) reprise par Alfred Hitchcock dans Psychose, ou encore des lampes de poche des hommes qui poursuivent ET dans le film éponyme.

Dans ces trois exemples, la lumière en mouvement évoque la peur. Dans ET et Metropolis, elle symbolise l'ennemi qui se rapproche. On ne sait pas quoi rattacher à une lumière de ce type. On peut tout envisager: catastrophe, folie d'un personnage. Notre peur peut également croître au fur et à mesure du déplacement de la lumière, la distance qui sépare les bons des méchants se réduisant.

Dans Psychose, notre peur est contenue parce que nous sommes désorientés. Nous voyons d'abord une ampoule qui se balance, et nous ne savons pas ce qui se passe. Ainsi, cela ne nous touche pas, nous sommes seulement effrayés tant que nos yeux ne parviennent pas à identifier l'objet en question.

L'exemple retenu ici est tiré du film Le Corbeau d'Henri Georges Clouzot