Arrêt sur image

L'arrêt sur image donne le sentiment que l'image se fige à l'écran ainsi qu'une photographie. En figeant un moment du récit, le réalisateur oblige le spectateur à prêter une attention particulière à ce qui est souvent un noeud de l'intrigue.

Dans Thelma et Louise, ou dans les 400 coups (François Truffaut), l'arrêt porte sur la dernière image du film, de façon à laisser le spectateur sur un souvenir emblématique du héros.

Dans le film de François Truffaut le jeune héros vient juste de s'évader de la maison de redressement. Après avoir envisagé toutes les directions possibles, il se dirige vers la plage. Et au lieu de nous le montrer encore plus malmené par les événements, le film se termine sur son image arrêtée.

L'arrêt sur image suspend un personnage ou/et une action dans le temps. Cet effet se combine assez bien avec le flash-back.

Un effet de flash-back avec image arrêtée s'insérant parfaitement dans la structure du récit est celui tiré du film d'Ettore Scola, Nous nous sommes tant aimés. En introduction à l'histoire, l'arrêt sur image de Gianni qui plonge dans sa piscine, suivi d'un commentaire face caméra que l'on comprend cependant être en off, d'un des protagonistes, introduit le flash-back. La fin du flash-back est marquée par la reprise du récit et l'image figée du plongeon est rompue : Gianni tombe à l'eau et ses ex-amis repartent, déçus.