Flash-forward (ou prolepse)

Antonyme du flash-back, le flash-forward brise la temporalité d'une action en cours pour ouvrir sur une action postérieure. On peut ainsi partir d'une action antérieure et, grâce à un flash-forward, arriver dans le présent, ou partir d'une action présente pour arriver dans le futur, que cela soit réel ou fictif.

Ainsi dans Pulp Fiction de Quentin Tarantino, deux des trois principaux chapitres peuvent être considérés comme des flashforwards (ou prolepse) notamment celui où Vince se fait buter dans les chiottes.

Le flash-forward ne nous apprend pas seulement que le temps a passé : il insiste aussi sur l'enfermement des personnages. Il permet de faire progresser l'histoire de façon très fructueuse. Dans Pulp Fiction, la linéarité du récit en est perturbé: c'est au spectateur à recoller les morceaux du puzzle lui-même.

De même dans Larry Flint, de Milos Forman, les scénaristes Scott Alexander et Larry Karaszewski ont trouvé une façon originale d'exploiter ce procédé qui concourt à la dramaturgie de la séquence.

L'exemple proposé ici est tiré d'Easy Rider lorsque l'on voit les motos en feu de la scène finale en une image furtive en milieu du film.