Le fondu-enchaîné

Le fondu enchaîné peut être soit bref, soit rapide, selon la valeur dramatique que l'on souhaite lui donner. Un fondu lent renforce l'idée d'apaisement ressentie par le spectateur. Le fondu enchaîné rapide permettant de les multiplier comme dans l'exemple retenu ici, extrait de sur Citizen Kane.

Le fondu enchaîné mélange deux plans : le premier disparaît progressivement tandis que le second apparaît en surimpression. Le fondu enchaîné, qui permet ainsi d'adoucir le passage d'un plan à un autre, plutôt que de faire une coupe franche, un simple cut. Depuis les années vingt, le fondu-enchaîné constitue est une technique de base du cinéma.

Orson Welles utilise le fondu enchaîné pour donner l'impression de gigantisme dans l'introduction de Citizen Kane . Dans cette scène d'ouverture, douze fondus enchaînés exposent l'état de la fortune de Kane. Chaque fondu nous montre une partie de sa richesse et en souligne l'importance. Aucun plan unique ne pouvant visuellement embrasser tous ces biens, le choix a été fait de multiplier les plans sur ceux-ci.

Un fondu enchaîné réunit deux idées en mêlant deux images. Dans l'exemple de Citizen Kane,les multiples plans de la fortune de Kane se succèdent tout en restant liés les uns aux autres par les fondus enchaînés. Bien que les douze fondus enchaînés soient consignés dans le scénario, deux seulement sont présentés ici.