Chroniques cul(inaires)

Vous retrouverez ici la chronique que je livrerai chaque mois au sujet de l’art culinaire, de mes lectures, de mes coups de gueule… Ma première chronique porte sur l’origine du nom de ce blog.

 

Carpe diem

Le titre de ce blog pseudo-cul(inaire) fait référence à la toute première scène du Don Juan de Molière où Sganarelle, critiquant les débauches de son maître, le présente comme un « pourceau d’Epicure ». Incompris philosophe grec de la sobriété, par quel étrange retournement de sens, tes frustes « besoins naturels et nécessaires » sont-ils devenus, au fil des mésinterprétations, la référence absolue de tous les débordements ?

Il faut se souvenir que Don Juan est une histoire qui finit très très mal pour son principal protagoniste : pour avoir imprudemment accepté l’invitation à dîner avec le fantôme du Commandeur, il finit happé dans un nuage de feu et de glace par la statue de ce dernier. Le sous-titre de la pièce est d’ailleurs : « Un festin de pierre ».

Comme si une soupe aux cailloux était le seul banquet nous attendant dans l’ultra-monde. J’espère secrètement qu’il n’en est rien. Et pour être certain de ne rien rater, plutôt que de parier avec ce cul-coincé de Blaise (Pascal), je préfère rigoler ici-bas avec l’ami Félicien (Rops) dont le logo de ce site vous donne un aperçu de la doctrine. Et chercher de nouveaux sentiers culinaires, que j’ai compilés ici.

Car le temps s’enfuit si vite. Comme me le rappelait récemment mon frangin : « Avant, quand j’étais jeune et con, le matin à mon lever j’avais les jambes flasques et la queue raide. Aujourd’hui, ce serait plutôt l’inverse ».

A défaut de chair veloutée et ferme, il nous reste toutes les chères tendres et lentement mijotées. Et plutôt que d’eau fraîche, des vins doux et soyeux.

Alors, gars, profite encore un peu, profite…